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#1 Cherche biographies
oum_assia Contribution le : 15/10/2006 17:29


Est ce que vous auriez des biographies de savants (arabe et/ou français) sur le net?

(à part les sites d'al minhadj, fourqane, al baida et darwa)

baraka Allahou fikoum



#2 Re: Cherche biographies
Al_Moultazim Contribution le : 15/10/2006 19:53


#3 Re: Cherche biographies
Moussa Contribution le : 19/10/2006 15:57
As'salamalaykoum wa rahmatullah wa baraktuh tiens voici un liens ou il y a la biographie de certains de nos Savants inch'Allah.

modération: site a revoir



As'salamalaykoum wa rahmatullah wa barakatuh


#4 Re: Cherche biographies
oum_assia Contribution le : 19/10/2006 22:35


baraka Allahou fikoum pour les sites, si vous en avez d'autres, n'hésitez surtout pas, même si les biographies sont en arabe.



ps au modérateur: que reprochez vous au site qui a été édité dans le post de Moussa, car cela fait plusieurs fois qu'il est posté sur le site, mais qu'il est effacé par la suite?


#5 Re: Cherche biographies
ayoub Contribution le : 19/10/2006 23:29
Citation :
ps au modérateur: que reprochez vous au site qui a été édité dans le post de Moussa, car cela fait plusieurs fois qu'il est posté sur le site, mais qu'il est effacé par la suite?


1 le site je ne le connais pas et je ne connais pas qui le connait. Donc il faut vérifier.

2 malgré que le site soit apparemment bien au vu des liens vers lesquels il renvoie, il contient cependant des choses à retirer:
un lien vers une chaine de television sectaire " al majd"

des calligraphies avec écrit en forme de poire " bismillah arrahman arrahim", un autre en forme d'etre humain avec écrit apparement les deux shahadat

des adhans chantés

Allah al mousta'an



#6 Re: Cherche biographies
Moussa Contribution le : 20/10/2006 17:34
As'salam wa rahmatullah wa barakatuh ikhwa apres une petite verification approfondit de ma part G effectivement remarquer certaines choses makhur! Kheyr inch'Allah jazakAllahou khairan pour tes efforts akhi Ayoub.

Voici en attendant la biographie d'un Grand savant que j'apprecie enormement hafidahullah.

As'Salamalaykoum ikhwa.


CHEIKH AHMED BNOU YAHYA AN NAJMI


Cheikh Ahmad bnou Yahya An Najmî (hafidahullah)

Son nom et sa lignée

Il est notre noble Cheikh, Al 'Allammah, Al Mouhadith, Al Faqih, l'actuel Mouftî de la région de Jâzân, le porteur du drapeau du Hadîth et de la Sounnah, le Cheikh Ahmad bnou Yahya bnou Mouhammad bnou Shabîr An Najmî des âli Shabîr des Banî Hoummad, une des tribus bien connue de la région de Jâzân.

Sa naissance

Le Cheikh est né dans le village de Najâmiyah, le 22 du mois de Shawâl 1346H et a grandi dans la maison de ses deux parents pieux d'une façon incomparable.
Ses parents avaient fait une demande à Allah de ne pas le charger des travaux de ce bas monde, Allah fit que ceci soit vrai.

Ses deux parents prenaient garde de leur enfant au point de ne pas le laisser jouer avec les enfants. A l'âge de la puberté, ils le mirent aux écoles du village où il apprit à lire et écrire. il apprit la récitation du Cor an dans l'école national avant la venue de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî , 3 fois et la dernière fut en 1358H quand il resta là.

Il lit le Coran la première fois à Cheikh 'Abdu bnou Mouhammad 'Aqîl An Najmî en 1355H. Puis à Cheikh Yahya Faqih Abassî, qui était originaire du Yemen et vient à Najâmiyah pour y rester. Notre Cheikh étudia chez lui en 1358H mais quand Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî arriva à Najâmiyah il y'eut un débat entre lui et son professeur sur l'élévation d'Allah car il était 'ach'arî. Le Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî le mit en défaite et il quitta la ville.

Son parcours dans la science

Après le départ de son professeur ach'arî, le Cheikh avec ses deux oncles paternels Hassan bnou Mouhammad An Najmî et Husseyn bnou Muhammad An Najmî assistaient fréquemment aux cours de Cheikh Al Qar'âwî dans la ville de Sâmitah, c'était en 1359H. En 1360H et pour être précis au mois de Safar, notre Cheikh rejoignit l’école salafi et y récita le Coran sous l'ordre de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî au Cheikh 'outhmân bnou 'outhmân Hamlî. C'était tel qu'il lui récita entièrement le Coran avec les règles de tajwid et mémorisa les livres "Touhfatul Atfâl", "Hidâyatoul Moutafîd’’, "Thalathatoul ousosul", "Al Arba'in An Nawawiyah", "Al Hissâb" et il perfectionna l'art de l'écriture.

Il s'asseyait dans les cercles d'études que Cheikh Al Qar'âwî avaient mis là, jusqu'à ce que les jeunes étudiants partaient après la salat Ad Dhouhr. Alors, il assistait aux cercles des étudiants plus âgés dont Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî était le professeur personnel. Il resta dans cette classe de la salat Ad Dhouhr jusqu'à la salat Al 'ichâ' puis il repartit avec ses deux oncles à la ville de Najâmiyah.

Après 4 mois, Cheikh Al Qar'âwî lui donna la permission d'assister aux cours des étudiants plus âgés. Il lit au cheikh les livres suivants: "Ar Rahabiyah" sur les lois de l'héritage, "Al Ajroumiyah" sur la grammaire arabe, "Kitabou At Tawhîd", "Bouloughoul mâram", "Al Bayqouniyah", "Noukhba oul Firkri" avec son explication "Nouzahatou Nadhri", "Moukhtassarât fi sîrah", Tasrîfoul Ghazî"," Al 'Awâmil fil nahou mâ itou", "Al Waraqât" sur les fondements de la jurisprudence , "'Aquidaotu At Tahâwiyah" avec l'explication de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî ceci avant de voir l'explication de Cheikh ibnou abil ‘iz, il étudia aussi une partie du livre "Al Afiyah" d'Ibnou Mâlik et "Douraroul Bahiyah" et son explication "Ad Dararoul Madiyah" dans la jurisprudence tout deux écrits par Cheikh Ach Chawkânî. Il en est de même pour d'autres livres parmi lesquels il y'en a qui sont étudiés comme sujet assigné comme ceux précités et d'autres qui sont étudié pour la culture générale comme des traités concis ou petites épîtres ou des livres de référence qui servent pour une recherche comme "Nayloul awtâr ", " Zâdoul Mi'ad", "Nouorul Yaqîn", "Al Muwatta" et "Al oummouhât".

En 1362H, Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî distribua des parties d'Al oummouhât (livres de hadîth) qu'il a dans sa bibliothèque à ses étudiants qui contient Sahîh al Boukharî, Sounan Abi Dawoûd, Sounan An Nessâi, Al Mouwatta de l'Imam Mâlik. Ses étudiants commencèrent à lui lire ces livres mais n'ont pas pu les terminer à cause de la sécheresse.

En 1364H, ils retournèrent chez lui pour le lire et ils reçurent de lui al Ijazah (autorisation religieuse) de rapporté Al oummouhat As Sita

En 1369H, il étudia auprès de Cheikh Ibrahîm bnou mouhammad al 'Amoudî, le juge de Sâmitah à l'époque, deux livres: "Islah al Mujtam", et le livre de fiqh de cheikh Abdourahmân As Sa'dî fait sous forme de questions-réponses intitulé "Al Ichrad ila Ma'rifatoul Ahkam"

Il étudia aussi chez Cheikh 'Alî bnou Cheikh ‘outhmân Ziyad As Soumâlî sous l'ordre de Cheikh Al Qar'âwî, il étudia un livre de grammaire "Al 'Awâmil fi Nahwi Miât ainsi que d'autres livres de grammaire et de morphologie,conjugaison.

En 1384H, il assista aux cercles d'études de l'Imam, Al 'Allammah, le moufti du Royaume d'Arabie Sa'oudite Cheikh Muhammad bnou Ibrahîm âli Cheikh pendant un peu près deux mois. Dans ces cercles il prit le tafsîr d'Ibnou Jarîr at Tabari avec la récitation d'Abdulazîz Ash Shoulhoub au sujet du tafsîr. La même année, il assista aux réunions avec Cheikh AbdulAzîz bnou Bâz pendant un mois et demi environ, ses classes étaient sur As Sahîh Al Boukharî entre la prière du Maghrib et celle de l'Ichâ'.

Ses professeurs.

De ce que tu as pu lire, il t'apparait que ses professeurs étaient:

1] Cheikh Ibrahîm bnou Mouhammad Al 'Amoudî, le juge de la ville de âamitah de son époque.
2] Cheikh Hâfidh bnou Ahmad Al Hakamî
3] Cheikh, Al 'Allammah, le da'i, le réformateur de la partie sud de l'Arabie 'Abdoullah Al Qar'âwî
4] Cheikh 'Abduh bnou Mouhammad Aqîl An Najmî
5] Cheikh 'outhmân bnou 'outhmân Al Hamlî
6] Cheikh 'Alî bnou 'outhmân Ziyâd As Somalî
7] Cheikh Mouhammad bnou Ibrahîm Âli Cheikh, le Moufti du Royaume de sa’oudi de l'époque.
8] Cheikh Yahya Faqih 'Abassî Al Yamanî

Ses étudiants

Notre Cheikh qu'Allah le préserve a eu beaucoup d'étudiants. Celui qui veut passer le nombre d'année qu'il a passé dans l'enseignement devra passer au moins la moitié d'un siècle. Il est compréhensible qu'il a eu beaucoup d'étudiants et cela nécessiterait des livres pour les répertorier, toujours est-il que j'en citerai quelques uns pour te donner une idée et pour chercher les autres:

1] Notre Cheikh, Al 'Allammah, le mouhadith le défenseur de la Sounnah Rabe' bnou Hadî AL Madkhalî.
2] Notre Cheikh al’allammah, Zeyd bnou Mouhammad bnou hadî Al MAdkhalî.
3] Notre Cheikh le savant l’excellent 'Ali bnou Naçer Al Faqîhî.

Il est suffisant de citer ces 3 noms car ils sont répandus parmi les cercles de science et personne ne pourra nous blâmer d'avoir agît ainsi.

Ses aptitudes et Son Intelligence qu'Allah le préserve

Le Cheikh a un très haut niveau d'intelligence et l'histoire qui suit n'est qu'un exemple de son intelligence et de sa bonne mémoire depuis qu'il est enfant:

l'oncle, Cheikh 'oumar bnou Ahmad Jardî Al Madkhalî dit:

"Quand Cheikh Ahmad voulait assister au cours de l’école salafi de Sâmitah avec ses deux oncles Hassan An Najmî et Husseyn An Najmî, il assistait aux cours des étudiants plus âgés en 1359H , alors qu'il n'avait que 13 ans, il voulait assister aux cours de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî avec les étudiants plus âgés et les mémoriser". C'est pour çà que Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî l'a laissé assister aux cours des plus âgés pour l'enseigner de ce qu' il voyait chez lui comme supériorité, rapidité,mémorisation intelligence.

Ses travaux

Notre Cheikh, qu'Allah le préserve, a travaillé dans l'école de cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî comme volontaire. Et quand sa position commençait à être payé, il eut le poste de professeurs dans sa ville An Najâmiyah c'était en 1367H. En 1372H, il fut transféré comme Imam et professeur dans la ville d'Abou Soubaylah Balhourath.

Le 1/1/1374H, suite à l'ouverture de l'université éducationnelle de Sâmitah, il fut assigné là bas comme enseignant jusqu'en 1384H. Il resta à ce poste avec l'espoir d'être professeur à l'Université de Médine, il partit jusque là mais les circonstances ont fait qu'il revient à Sâmitah et Allah décréta qu'il soit guide au Ministère de la Justice d'Al Jâzân en conseillant les gens de la meilleure des manières.

Le 1/7/1387 Il retourna enseigner à l'Institut éducationnel du district sur sa demande. En 1389H au début de l'année il partit pour l'Institut de Sâmitah où il y enseigna jusqu'à son départ en 1410H

Depuis ce moment, jusqu'au moment où j'écris ces lignes, il alterne entre l'enseignement chez lui, à la mosquée, dans d'autres mosquées du district tout en tenant ses classes et répondant aux questions.

Il fait tout ceci conformément aux conseils finals de son Cheikh qui lui conseilla de passer son temps dans l'enseignement et de faire attention aux élèves et particulièrement ceux qui ont quitté leur famille pour étudier. Il patienta beaucoup dans cela, qu 'Allah le récompense et le préserve.

Il suivit aussi le conseil final de son professeur 'Abdoullah Al Qar'âwî qui est de continuer à étudier et à prendre la science des autres. Principalement dans les matières de Hadîth et de Fiqh à un point tel qu'il surpassait ses collègues. Qu'Allah bénisse sa vie et sa science et nous fasse profiter de ses efforts.

Les traces de sa science (Ses livres qu’il a écrits)

Notre cheikh qu'Allah le préserve a écrit beaucoup de livres, certains d'entre eux sont édités d'autres pas, nous demandons à Allah de faciliter leur édition pour que le bénéfice soit atteint.

parmi ses livres il y'a :

1] Awdahoul Ishârati fi Radi 'ala man abâha al mamnou' min ziyârah
2] Ta, sisoul Ahkâm Sharhou oumdatoul Ahkâm Une petite partie a été éditée
3] Tanzihu Ash shari'ah 'an Ibâhatil Aghâni al khali'ah
4] Rissâlatoul Irshâd ila Bayânoul Haqq fi houkmil Jihâd
5] Rissalatun fi hukmil Jahril bil basmalah
6] Fathou Rabboul Wadoud fil fatâwâ war Roudoud
7] Al mawrid Al Adh'b az zilal fimâ intaqada 'ala ba'adil manâhij ad da'awiyah minal 'aqâ'id wal a’mâl.

Et il a encore beaucoup d'autres livres qu'il a présenté aux Musulmans qui sont bénéfiques, qu'Allah le récompense de la meilleure des récompenses et fasse bénéficier l'Islam et les Musulmans à travers lui. Que les prières et les salutations soient sur notre Prophète, sa famille et ses compagnons.


Ecrit par le savant Cheikh Mouhammad bnou hadi al madkhalî professeur dans le hadith à l’université islamique delà ville de Médine.


source : en anglais sur fatwa-online.com, en arabe dans sahab.com



#7 Re: Cherche biographies
oum_assia Contribution le : 24/10/2006 01:08


baraka Allahou fikoum pour les liens et la biographie.
l'annonce est toujours d'actualité incha Allah, que les biographies soient en francais ou en anglais.

il y a de nouvelles biographies de savants sur le site anglophone d'ibanaah, s'il y a des soeurs qui parlent très bien anglais et qui peuvent me corriger les traductions incha Allah, contactez moi incha Allah.

ps: l'annonce reste d'actualité à long terme incha Allah (même après plusieurs mois).

qu'Allah vous récompense pour votre aide.



#8 Re: Cherche biographies
Bachir Contribution le : 25/10/2006 10:10
Citation :
un lien vers une chaine de television sectaire " al majd


tu peut nous en dire plus akhi sur cette chaine, j'entend souvent des personnes l'a citée comme une chaine zerma "bien"..un peu comme iqra...( on sait tous que cette dernière est plein d'égaré et d'innovateur...)

barakallaho fik

wa salamo 'aleykom


#9 Re: Cherche biographies
oum_safiya Contribution le : 25/10/2006 12:38
wa alayki salam wa rahmatoullah,

oukhty i tu veux unpeu d'aide pour les traductios en anglais, je me débrouille dans cette langue donc je suis la


salam alaykoum wa rahmatoullah


#10 Re: Cherche biographies
oum_abdelmalik Contribution le : 25/10/2006 16:02


ton aide sera surement la bienvenue bi idhnillah contact oum assia en pv incha'ALLAH ses era mieux elle t'expliquera incha'ALLAH en quoi tu lui sera d'une grande utilité hihi



#11 Re: Cherche biographies
Moussa Contribution le : 25/10/2006 16:24
Biographie du cheikh Mouhammad ibn Salih al 'Outhaymine rahimahullah.

· Son nom est abou 'Abdillah Mouhammad ibn Salih ibn Mouhammad ibn 'Outhaymine al Wahaybi at-Tamimi.

· Il est né dans la ville de ‘Ounayza[3] le 27 du mois du Ramadhan béni de l’année 1347 H (1926).

· Il a apprit et étudié le Saint Coran de son grand-père maternel, le cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Souleyman Âl Dâmigh -qu’Allah lui fasse miséricorde-. Ensuite il est parti à la recherche de la science, a apprit l’art de l’écriture et du calcul et d’autres matières.

· Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di[4] -qu’Allah lui fasse miséricorde- avait deux de ses étudiants à qui il donna la responsabilité d’enseigner aux enfants : le premier est le cheikh ‘Ali as-Sâlihi et le deuxième le cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil’Aziz al Moutawoui’-qu’Allah leur fasse miséricorde-. Il étudia chez le second le résumé de al ‘Aqidah al Wassitiya du Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di, et Minahij as-Salikin dans le Fiqh toujours du cheikh as-Sa’di et al Ajroumiyah et al alfiya[5].

· Il a étudié chez cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn ‘Ali ibn ‘Aoudan la science de l’héritage et le Fiqh.

· Il apprit avec Cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Naçir as-Sa’di, celui qui est considéré comme son premier professeur, il apprit de lui le Tawhid, le Tafsir, le Hadith, le Fiqh, les bases du Fiqh, la science de l’héritage, les sciences du Hadith, la grammaire et la conjugaison.

Il avait une grande place auprès de son cheikh -qu’Allah lui fasse miséricorde- et lorsque le père de Mouhammad ibn ‘Outhtaymine -qu’Allah lui fasse miséricorde- a déménagé à Riyadh, et voulait l’emmener avec lui, le cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di -qu’Allah lui fasse miséricorde- lui a écrit : « Ce n’est pas possible ! Nous voudrions que Mouhammad reste ici jusqu’à ce qu’il apprenne bien ».

· Et le cheikh -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « J’ai beaucoup pris dans la façon d’enseigner la science et de la présenter aux étudiants avec des exemples, et de la même façon j’ai beaucoup profité de lui en ce qui concerne le comportement (Akhlaq) car le cheikh ‘Abdour-Rahmane -qu’Allah lui fasse miséricorde- avait de très bons caractères, il avait beaucoup de science et d’adoration, il s’amusait avec le petit et il riait avec le grand, Il est l’un de ceux qui avait le meilleur comportement que j’ai vu ».

· Il a étudié chez le cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah ibn Bâz[6] -qu’Allah lui fasse miséricorde-, qui est considéré comme son deuxième professeur, en commençant par Sahih al Boukhari, ainsi que quelques ouvrages de cheikh al Islam ibn Taymiya ainsi que quelques livres de Fiqh. Cheikh al ‘Outhaymine a dit : « J’ai pris beaucoup de cheikh ’Abdoul’Aziz ibn Bâz dans le domaine du Hadith, ainsi que dans le domaine des bonnes mœurs et du comportement (Akhlaq) et il était accessible aux gens ».

· En 1371h il a pris place pour enseigner à la mosquée et lorsque les instituts scientifiques de Riyad ont ouvert en l’an 1372H, il s’y est inscrit. Le cheikh a dit : « Je suis entré à l’institut scientifique en deuxième année après avoir demandé conseil à cheikh ‘Ali as-Sâlihi et après avoir reçu l’autorisation de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di -qu’Allah lui fasse miséricorde-. L’institut à cette époque se divisait en deux, particulier et général[7], et moi j’étais dans le groupe particulier.
Et il y avait aussi à cette époque la possibilité de « sauter une classe » c’est à dire qu’on étudiait les cours de l’année suivante pendant les vacances, ensuite on passait les examens à la rentrée, et si on y parvenait, on accédait à l’année suivante, et c’est comme cela que j’ai pu gagner des années ».

· Après deux années, il en est sortit et à été nommé professeur à l’institut scientifique de ’Ounayza tout en continuant d’étudier par correspondance à la faculté de Chari’a ainsi que l’apprentissage de la science auprès de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di.

· Lorsque son Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di -qu’Allah lui fasse miséricorde- est mort[8] on lui confia l’Imamat général de ‘Ounayza, ainsi que l’enseignement dans la bibliothèque Nationale de ‘Ounayza. Ensuite, il est partit enseigner à la faculté de Chari’a et Oussoul ad-Dine, annexe de l’université islamique Mouhammad ibn Sa’oud à Qassim, Tout en étant membre du conseil des grands savants du Royaume d’Arabie Saoudite. Le cheikh a fait un grand effort dans la prêche à Allah et dans les recommandations aux prêcheurs de tout lieu.

· Et il est digne de mentionner que son excellence le cheikh Mouhammad ibn Ibrâhim[9] -qu’Allah lui fasse miséricorde- l’a sollicité et a insisté pour qu’il prenne le poste de juge. Mais le cheikh (al ‘Outhaymine -qu’Allah lui fasse miséricorde-) n’a pas accepté cette décision en ce qui concerne sa nomination comme président du tribunal religieux d’al Ahsa-a, il lui a demandé de le pardonner.

Et ce n’est qu’après plusieurs reprises et plusieurs correspondances personnelles que le cheikh (Mouhammad ibn Ibrâhim Âli cheikh -qu’Allah lui fasse miséricorde-) a accepté son refus en ce qui concerne sa nomination au poste de juge.

· Il -qu’Allah Le Très Haut lui fasse miséricorde- est l’auteur de plus de 40 ouvrages (livres et Rissala) qui seront prochainement réunis- si Allah le veut- dans Majmou’ al Fatawa war-Rassa-il.

D’après l’introduction au livre Charh Thalathatoul Oussoul
… Parmi ses enseignants [10] …

…Allah a donné à notre cheikh de l’intelligence et une grande volonté, et Il donne cela à qui Il veut. Aussi cheikh al ‘Outhaymine a grandi auprès de grands savants. Il a étudié chez beaucoup de Macha-ikh de la ville de ‘Ounayza et de Ryadh parmi ses professeurs –en plus de ceux qu’on a cité précédemment- il y a le cheikh Mouhammad Amine ach-Chinquiti qui est mort en 1393 h (1972), un exégète connu et grand connaisseur de la langue arabe, auteur du grand Tafsir connu Adwa al Bayan fi Idah al Qor-an bil Qor-an.

Cheikh al ‘Outhaymine a étudié chez lui lorsqu’il était à l’institut et dit :
« Nous étions étudiant dans l’institut, nous étions assis en classe et un cheikh est entré. Si tu le voyais tu te serais dit : « Celui là c’est un bédouin parmi les nomades, et il n’a aucune science et ne fait pas attention à sa personne ! » Lorsqu’on la vu, on l’a méprisé et je me suis souvenu de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di en me disant : « Je l’ai laissé et me suis assis devant ce bédouin ! » Mais lorsqu’il a commencé son cours, ont a vu beaucoup de science sortir de lui et nous avons su que nous étions devant un grand savant et nous avons beaucoup profiter de sa science, de son comportement, de son délaissement de ce bas monde »….
…Une Méthode d’enseignement différente [11]…

Il l’a hérité de son cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di et depuis plus de trente cinq ans il a une manière d’enseigner différentes des autres savants du pays comme ‘Abdoul’Aziz ibn Bâz et ‘Abdoullah ad-Douweych[12].

Ceux qui ont participé à ses assises ont vu que la méthode de ibn ‘Outhaymine était très bénéfique d’un point de vue générale, parce que cheikh prête beaucoup attention à l’apprentissage des textes, et demande aux étudiants de réciter ce qu’ils ont appris et montre son mécontentement à l’égard de l’étudiant qui vient aux cours et n’apprend pas les textes. Parmi les livres enseignés chez le cheikh il y a le Saint Coran dont il faisait le Tafsir, Zad al Moustaqni’ dans le Fiqh Hanbali, Boulough al Maram, Kitabou at-Tawhid, al ‘Aqida al Wasitiya de cheikh al Islam ibn Taymiya, al Alfiya d’ibnou Malik dans la grammaire, al Ajroumiya en grammaire, al Bayqouniya dans la science du Hadith.

Quant aux grands ouvrages, cheikh ne demandait pas à tous les élèves de les apprendre par cœur car cela prendrait beaucoup de temps.

… Al ‘Outhaymine a délivré des cours dans le Haram pendant plus de 35 ans [13]…

Pendant plus de 35 ans, Cheikh Mouhammad ibn Salih al ‘Outhaymine avait le rôle de professeur donnant des cours à l'intérieur du Haram sacré à Makkah.
Les cours du Haram faisaient parties de programmes organisés par la gestion des deux mosquées sacrées par les membres du bureau saoudien des grands savants et les membres du comité de Fatwa.
Il avait une place permanente au deuxième étage de la mosquée sacrée à la barrière de l'Ajyad où beaucoup de gens écoutaient son exposition érudite.
Il a donné des cours sur la ‘Aqidah (Croyance), le Fiqh (jurisprudence), le Hadith et le Tafsir. Il a aussi commenté des ouvrages écrits par de grands savants tel que ibn Taymiya, ibnoul Qayim et d'autres.
De la même façon, il faisait des cours saisonniers pendant le Ramadhan et à la période du Hajj.
Des Dizaines de milliers de cassettes audio de ses conférences ont été enregistrées et sont disponibles au public. Les cassettes sont aussi disponibles à la bibliothèque de la mosquée sacrée à Makkah.
En dépit de ses conditions de santé, cheikh al ‘Outhaymine ne s’est pas déchargé de ses responsabilités et obligations, et cela avec ponctualité et répondant aux questions de ses étudiants et des musulmans.
Il a participé à la réunion annuelle organisée par la société charitable pour la mémorisation du Saint Coran et laquelle récemment a été présidé par le prince ‘AbdoulMajid, gouverneur de la région de Makkah.

Son dernier cours publique a été délivré une nuit avant la célébration de ‘Aîd al Fitr. Pendant ce cours, il a parlé des méthodes et règles relatives au paiement de Zakat al Fitr. Il a aussi répondu à des questions sur d’autres sujets.

…Cheikh al ‘Outhaymine
pendant ses derniers jours [14]…

Cheikh al ‘Outhaymine a été admis dans l’hôpital spécialisé du Roi Faissal de Jeddah où il recevait un traitement depuis ces 12 derniers jours.
Il a été traité par une équipe de spécialistes… Il a été mis sous équipement respiratoire huit jours à l'unité de soins intensifs.
Quand il a été admis à l'hôpital, il a été mis sur la liste de ceux à qui il ne sera pas pratiqué de réanimation cardiaque. De plus, il était trop en retard dans le traitement lorsqu’il est venu. La maladie s'était étendue dans son rein, son colon et un de ses poumons.
Il a été dit qu’il a souffert ses derniers jours de douleurs sévères à la suite de quoi il ne pouvait plus parler. Il était aussi rapporté qu’il a refusé de prendre le traitement chimique.
Il avait été aux États-Unis pour son traitement et après son retour, il a continué à recevoir des soins médicaux.
Mais, le cheikh qui savait que sa maladie était en phase terminale, a choisi de mourir à un endroit près du Haram Sacré à Makkah.
En dépit de son état de santé, il a continué à donner ses cours habituels dans les différentes villes et places.
Cheikh al ‘Outhaymine est mort à l’âge de 74 ans, laissant un héritage de connaissance, son engagement sincère et sa lutte au service de l’Islam.
Il était un modèle de savant bien informé, de droiture, d’honnêteté, d’engagement et de service désintéressé pour la cause d'Allah. Un grand nombre de musulmans incluant Savants et étudiants ont assisté à la Salât Janaza qui a été faite à la mosquée sacrée à Makkah après la prière du ’Asr, jeudi.

…500 000 personnes assistent à la Janaza
de Cheikh al ‘Outhaymine [15]…

Plus de 500 000 personnes ont participées à la Janaza du cheikh Mouhammad ibn Salih al ‘Outhaymine, à Makkah hier. Approximativement 1650 agents de la sécurité avaient été déployés à la grande mosquée et autour du cimetière al Adil à Makkah pour surveiller la grande foule.
Gardien des deux Mosquées sacrées, le Roi Fahd, le prince de la couronne ‘Abdoullah, le premier adjoint et commandant de la garde nationale, et le prince Sultan, deuxième adjoint et ministre de la défense et de l’aviation, hier ont envoyé un message de condoléances à la famille du cheikh exprimant leur peine profonde sur sa mort.
La prière funéraire à la grande mosquée était assistée par un grand nombre de princes et de ministres ainsi qu’un grand nombre de savants musulmans et d'étudiants de cheikh ‘Outhaymine qui étaient ensemble avec les hauts fonctionnaires.
Plus de 500 membres de la famille du savant de Ryadh et de Qassim aussi bien qu'un grand nombre de gens de différentes parties du royaume étaient arrivés pour participer à la Janaza. La route qui mène de la mosquée sacrée au cimetière al Adil était bondée.
Pendant ce temps, savants saoudiens et du reste du monde islamique ont décrit la mort du cheikh ibn ‘Outhaymine comme une grande perte pour le monde musulman. Cheikh ‘Abdoul’Aziz Âl Cheikh, le grand Moufti a dit qu'il a partagé la peine de la mort du cheikh ibn ‘Outhaymine avec tous ses frères musulmans.
A ‘Ounayza, la deuxième plus grande ville dans Qassim, là où le Cheikh délivrait ses conférences, tout le monde était triste après avoir entendu la nouvelle choquante ce mercredi. Cheikh al ‘Outhaymine, âgé de 74 ans, est mort à l’hôpital spécialisé du Roi fayssal à Djeddah après une maladie prolongée.
C’était un membre du conseil Islamique des grands savants et un professeur à l’université Islamique Mouhammad ibn Sa’oud de Qassim[...]. Il avait consacré sa vie à la propagation de l'Islam. Cheikh al ‘Outhaymine est l'auteur de plus de 40 livres sur diverses questions islamiques.
Ibrahim al ‘Outhaymine, fils du cheikh, a dit qu’il avait ordonné, qu’Internet soit utilisé pour propager le message de l'Islam dans le monde. :
« Nous projetons de lancer un site Web du même nom très prochainement ».
Il a ajouté que le cheikh leur avait donné des directives concernant le site Web.

… La disparition des Savants
est une grande calamité pour la Oumma [16]…

Allah a dit :

Traduction relative et approchée : "Ne voient-ils pas que Nous frappons la terre et que Nous la réduisons de tous côtés." S13 V41.

Ibn ‘Abbass -qu'Allah l'agrée- a dit concernant ce verset (ainsi que d’autres Salafs) :
« C’est-à-dire par la mort de ses savants, de ses juristes et des gens de bien. »

Et comme il est dit :
« La terre reste en vie tant que les savants vivent,
Et dès qu’un de ses savants meurt, c’est une partie d’elle qui meurt.
Tout comme la terre vit tant qu’il y a la pluie,
Et si celle-ci s’abstient, à ses côtés vient la ruine »

La guidée des gens est directement liée à la présence des savants, comme le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « Allah ne prend pas la science en l’arrachant (aux cœurs) des gens mais Il reprend la science en reprenant l’âme des savants, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de savants. Les gens prendront alors à leur tête des ignorants qui seront questionnés et qui répondront sans aucune science, alors ils s’égareront et égareront les autres »[17].

‘Oumar ibn ‘Abdil ‘Aziz écrivit à abou Bakr ibn Hazm ceci : « Regarde (ou résume) ce qui fait partie des Hadiths du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et écrit les et n’accepte que les Hadiths du Prophète, car j’ai peur que les savants ne disparaissent. Répandez cette science et formez des assemblées jusqu’à ce que l’ignorant soit instruit, car la science ne sera perdue que si elle devient un secret »[18]
…C’est un des signes de la fin du monde ![19]…

Le départ et la perte des savants, c’est la perte de la science et c’est la perte du bien et cela fait partie des signes de la fin du monde : Dans le Sahih de Mouslim, d’après Anas ibn Malik -qu'Allah l'agrée- d’après le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- : « Parmi les signes de l’Heure, le fait que la science soit retirée et que l’ignorance apparaisse, et que la fornication se répande ainsi que l’alcoolisme, et les hommes diminueront et les femmes resteront (accroîtront), jusqu’à ce qu’il y est 50 femmes pour 1 seul homme»

Saïd ibn Joubaïr fut interrogé de la sorte : « Quel est le signe de l’Heure et de la perte des gens ? »
Il dit : « ...Quand leurs savants disparaîtront ! »

On rapporte que abou al Samah a dit : « Il viendra un temps où l’homme prendra sa monture pour s’apprêter à voyager, il voyagera à travers plusieurs pays à la recherche de quelqu’un qui pourrait lui donner une science de la Sounnah qu’il pourrait suivre mais il ne trouvera personne capable de lui donner une Fatwa sauf avec une incertitude, et ceci est, en effet, déjà arrivé »[20]
Et d’après certains Salafs Salihs :
« La mort d’un savant est une brèche en Islam
qui ne peut en rien être réparée. »

… Les ouvrages du cheikh…
Cheikh à écrit beaucoup d’ouvrages :
- Il ne commença à écrire qu’à partir de l’an 1382H (1962) avec comme premier livre le résumé de al ‘Aquida al Hammaouiyah.
- Les sciences du Hadith
- Al Oussoul fi ‘Ilm al Oussoul
- Al ghoussl wa salat
- La mécréance de celui qui délaisse la prière
- L’immolation de la bête
- La ‘Oumra et le Hajj
- Fara-id (science de l’héritage)
- Loum’at al I’tiqad
- Le commentaire de la ‘Aquida al Wasitiyah
- La croyance des gens de la Sounnah et du groupe
- Rissalatoul Hijab
- La purification du malade
- L’horaire des prières
- Soujoud as-Sahou fi Salat
- L’obligation de la zakat sur les bijoux
- Tafsir Ayat al Qoursi
- Fatawa pour les femmes
- Conseil à celui qui prêche à Allah
- Majmou’ fatawa - La divergence entre les savants, ses causes et notre position dessus
- Les fondements du Tafsir
- Des questions importantes
- Les règles concernant le mort et son lavage
- Les fondements du Fiqh
- Les règles de la diminution de la prière pour le voyageur
- Tafsir des versets concernant les règles religieuses
- Le commentaire de ‘Oumdatoul Ahkam
- Les cours et les Fatawas donnés dans la mosquée sacrée à Makkah
- Toutes les formes d’intérêt
- Aperçu sur la croyance islamique
- Réponses aux questions concernant la vente et l’achat de l’or
- La sagesse dans l’envoi des messagers
- Le commentaire des fondements de la foi
- Le mariage
- 52 questions concernant les règles des menstrues dans la prière, le jeûne, le pèlerinage et la ‘Oumra

Nous prions Allah qu'Il donne à Cheikh ibn ‘Outhaymine une abondance de Miséricorde, de pardon et qu'Il le récompense par le Paradis pour son service envers l’Islam, envers les Musulmans et la Oumma.

Note des traducteurs :
[1] al Athamy dans al Majmouh (1/180)
[2] al-Lalaka-i 1/93
[3] Région de Qassim, Arabie Saoudite.
[4] Cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Nacir as-Sa’di mort en 1376 H à ‘Ounayza à l’âge de 69 ans, c’était un célèbre exégète, auteur du Tafsir connu Tayssir al Karim ar-Rahmane fi Tafsir Kalam al Mannane et il a fait beaucoup d’ouvrages dans le Fiqh, ses fondements et ses règles, dans la ‘Aquida et bien d’autres livres bénéfiques, et de chez lui sont sortis beaucoup de savants renommés dont certains sont membres du conseil des grands savants dont cheikh al ‘Outhaymine qui a étudié chez lui durant onze ans et c’est son plus grand élève et c’est pour cela qu’il a été choisi pour prendre la place de cheikh après sa mort dans la grande mosquée afin d’y enseigner et de répondre aux questions des gens.
[5] Ce sont deux livres de grammaire.
[6] Cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah ibn Baz -qu’Allah lui fasse miséricorde- était l’ancien Moufti du royaume d’Arabie saoudite et président du conseil des grand savants, le cheikh ibn ‘Outhaymine a étudié chez lui lorsqu’il étudiait à Ryadh.
[7]Soit, on suivait les cours soit, on passait seulement les examens.
[8] Avant sa mort le cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di avait nommé des imams pour lui succéder à la grande mosquée de ‘Ounayza, mais ils se succédèrent et ne restèrent pas longtemps, et on nomma alors Imam de la grande mosquée, le cheikh al ‘Outhaymine et c’est à partir de là qu’il a enseigné à la place de son cheikh.
[9] Il s’agit de cheikh Mouhammad ibn Ibrâhim Âl Cheikh ancien Moufti du royaume d’Arabie Saoudite
[10] D’après un article de Walid ibn Ahmad al Housseïn az-Zoubeïri parut en 1414h (1994).
[11] Idem.
[12] ‘Abdoullah ad-Douweych est décédé très jeune en 1400H (1980), à l’âge de 40 ans.
[13] Saudi Gazette,12/07/2001
[14] Saudi Gazette,12/07/2001
[15] Arab News, 12/01/2001
[16] « al Baïda » n°5.
[17] Sahih Boukhari & Mouslim : Chapitre « La science » d’après ‘Amr ibn al ‘Ass-qu'Allah l'agrée-
[18] Fath al Bari d’ibn Hajar, volume 1, page 194
[19] « al Baïda » n°5.
[20] Résumé d’après Fath al Bari





#12 Re: Cherche biographies
Moussa Contribution le : 25/10/2006 16:28
Cheikh Ibn Baz rahimahullah.

Sa vie...

‘Abdel ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn ‘Abdi-r-Rahmane ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah Âl Baz est né à Ryad (capitale du Nejd, située à 1000km de Mekka) le 12 Dhoul Hijja de l’an 1330 de l’hégire (environ 1910), y grandit et y vécut là-bas.

La famille Ahli Baz est une famille qui baigna dans la science. Elle est connue pour ses mérites et ses bonnes mœurs. Elle est originaire de Médine, puis un de leurs aïeux s’installa à ed-Dar’iya ensuite elle partit pour s’installer à Harita beni Tamim.

Il grandit dans un foyer comblé par la science, la guidée, loin de la vie mondaine et apprit le Coran par cœur avant l’âge de la puberté. Il perdit totalement la vue à l’âge de 19 ans suite à une maladie qui le frappa à 16 ans. Un de ses élèves témoigne : [« Allah est le plus Savant mais je pense qu’il fait partie des gens dont Allah a dit dans le Hadith Qoudoussi : « Lorsque J’éprouve un de mes serviteurs par la perte de ses deux choses les plus aimées (ses yeux) et qu’il fait preuve de patience, Je lui accorderais le Paradis en récompense. [4]»…

...Son œuvre...

…Le cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- dénonçait les innovateurs, les menteurs et ceux qui rejetaient la Sounnah en réfutant toutes leurs revendications. Il avertissait contre les innovations telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète, la célébration de la nuit de l’Ascension (Isra), la moitié de Cha’ban, et tant d’autres innovations qui n’étaient pas célébrées par le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ni par ses compagnons. C’était un véritable leader de Ahl as-Sounnah wal Jama’a, un rénovateur[5] (Moujadid) de la religion à son époque. Combien de Sounnah Allah a-t-Il fait revivre à travers lui, et combien de Bida’a anéanti ?

…Tout ce qu’il dénonçait et écrivait est indénombrable, on ne peut compter le nombre de lettres et de messages qu’il a envoyés en appelant les gens de l’innovation et du mensonge à revenir sur leur état et apporter des preuves.

…C’était aussi un Imam Moujtahid[6], qui, avec sa science, comprenait, par la permission d’Allah, et donnait des fatawa dans différents sujets important et difficiles.

…C’était un rénovateur (Moujadid) qui combinait la science du Fiqh et celle du Hadith. Il connaissait les Hadiths ainsi que leurs degrés de fiabilité, il mémorisa de nombreux volumes de Hadiths, il connaissait leurs rapporteurs et leur différentes narrations. Il corrigeait et argumentait les textes malgré qu’il était aveugle. De nombreux savants le qualifiaient comme « un océan de science » et aucun d’entre eux ne pouvaient contredire cela.

...C’était un guide dont l’opinion était décisive. Lorsqu’il y avait un débat on acceptait toujours son opinion...Il avait deux voix (de vote) à l’assemblée des fatwas (Lajnat al-Fatwa) alors que les autres membres n’en avaient qu’une.

...Toutes les fois qu’il parlait en assemblée, il s’adressait d’une manière claire de façon à ce que tout le monde comprenne ses propos.]*

...Son apprentissage...

Après avoir appris le Livre d’Allah, il commença à persévérer dans la science. Il étudia auprès des grands savants de sa région avant de voyager à travers le monde à la quête de la science. Il a hérité de la science des descendants de cheikh al Islam Mouhammed ibn ‘Abdel Wahhab tels que :

- Cheikh Sa’d ibn Ahmad ibn Malik ; il apprit de lui le Hadith et ses sciences ainsi que la jurisprudence,
- Cheikh Mohammed ibn ‘Abdelatif,
- Cheikh Salih ibn ‘Abdel ‘Aziz Houssein Âl cheikh[7], il apprit de lui la ‘Aqida et le Fiqh,
- Cheikh Hamad ibn Fariss ibn Mohammed ibn Fariss, il prit de lui la science relative au calcul de l’héritage (Faraïd el Hissab) et la langue arabe,
- Il a étudié 10 ans auprès du cheikh Mouhammed ibn Ibrahim ibn ‘Abdelatif Âl Cheikh (ancien mufti d’Arabie Saoudite) et fut un de ses plus proches élèves. Il restait avec lui du Fajr jusqu’à l’Ichaa. Il prit de lui de nombreuses sciences, telles que la grammaire, la jurisprudence...

-qu'Allah leur fasse miséricorde-

...Ses fonctions...

Après avoir étudié 10 ans auprès du Mufti d’Arabie Saoudite de 1347 (h) à 1357 (h), celui-ci lui proposa un poste de juge dans la ville de Kharaj, il avait alors 27 ans, qu’il exerça jusqu’en 1371 (h) (pendant 14 ans). Puis il est devenu professeur dans l’institut scientifique de Ryad et dans la faculté de Chari’a jusqu’en 1380 (h). il est devenu vice-président de l’université islamique de Médine en 1381 (h) jusqu’en 1390 (h) où il en fut nommé président jusqu’en 1395 (h). Il était président de la direction des recherches scientifiques de l’IFTA, et du prêche et président de l’assemblée des grands savants de son pays. Il était le président du groupe des savants fondateurs de la ligue islamique mondiale à Mekka. Il était le président des recherches dans le Fiqh. Il était le président de la grande assemblée internationale des mosquées qui a son siège à Mekka. Il était membre du haut conseil de l’université de Médine et de la haute organisation pour le prêche.

Il fut nommé GRAND MOUFTI D’ARABIE SAOUDITE en 1413 (h).

...Son enseignement...

Les cours qu’il dispensait était très nombreux et très divers. Il enseignait les 6 livres mères[8], et même le Musnad de l’Imam Ahmad, el Mouwatta de l’Imam Malik, les Sounans de ad-Darimi, le Sahih de ibn Hiban, le Tafsir d’ibn Kathir, de Baghawi, Zad al Ma’ad, Kitab at-Tawhid, Oussoul Thalatha, el Darar es-Souriya, ‘Aqida Wasitiya, Boulough al Maram, Sounan al Koubra de Nassaï, ‘Aqida Tahawiya, as-Sarim al Massloul ‘Ala chatimy ar-Rassoul, Ryad as-Salihin,... Tous ses cours et ses assemblées étaient dispensés à travers l’Arabie Saoudite : à Mekka, à Ryad, à Ta-if. De grands savants et des étudiants de haut niveau ont été formés par le cheikh tels que cheikh Mouhammed Salih ibn al ‘Otheymine, cheikh Salih ibn al fawzan al Fawzan, cheikh ‘AbdelAziz Âl Cheikh, cheikh Rabi’ ibn Hadi al Madkhali, cheikh Mouhammad Aman al Jami -qu'Allah lui fasse miséricorde- ...

...Les signes de sa piété...

[...Parmi les signes de sa piété, on remarque qu’il n’ajoutait pas souvent de commentaires personnels dans ses leçons, les paroles des anciens étant suffisantes. C’était comme s’il donnait une leçon à lui-même, ou comme s’il se donnait une révision à son propre profit.

...Il se déplaçait lui-même pour rencontrer les personnes qui l’attendaient à sa porte, afin de tenter de les aider en leur donnant de l’argent ou en répondant à leurs questions. A une occasion, il a interrompu un débat alors qu’il était avec de grands savants pour répondre à une femme au téléphone.

...Ses vêtements, ses chaussures et sa canne indiquaient son ascétisme, il ne s’intéressait pas au luxe de ce monde. Il dépensait son salaire pour venir en aide aux nécessiteux.

...C’était un homme très bien organisé qui tirait profit de son temps entre son travail, ses cours, ses repas, et ses conférences.

...Il avait une remarquable habilité à distinguer les voix même s’il y avait beaucoup de monde autour de lui. Il pouvait reconnaître son interlocuteur même s’il n’avait pas entendu sa voix depuis longtemps. Il se souvenait des détails les plus subtiles concernant l’état des gens et se renseignait sur la situation de leurs affaires dans leurs pays d’origine malgré leur grand nombre.

...Il se remémorait Allah très souvent, jusqu’à entre deux bouchées lorsqu’il mangeait.

...Il avait l’habitude de jeûner le lundi et le jeudi comme le faisait le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-.

...Il était rempli de crainte d’Allah, était émotif et pleurait facilement à tel point qu’il interrompait ses leçons.

...Il cessait de répondre aux questions quand c’était l’heure de répondre au muezzin...

...Il n’omettait jamais le Dhikr après la Salaat malgré qu’il y avait beaucoup de monde autour de lui, qui lui faisait des requêtes et lui posait des questions.

...Il était équitable envers ses deux femmes.

...Combien d’étudiants ont été acceptés dans les universités par son intermédiaire ? Combien de personnes démunies ont reçu la charité de sa part ? Et combien de travailleurs ont eu la possibilité de ramener leurs femmes dans l’état par son intermédiaire ?

...Il était très généreux... Il ne mangeait jamais seul. Il avait toujours de nombreux invités et ne mangeait jamais sans qu’il y ait d’autres personnes à sa table.

...Allah a fait en sorte que les gens à travers le monde l’aiment car le cheikh prenait grand soin de l’Islam et des musulmans.

...Sa mort...

...Il travailla jusqu’à son dernier souffle, et il continua à donner des cours malgré sa maladie... Le Cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- commença par souffrir d’une douleur à l’œsophage due à une infection au début du Ramadan dernier. Il est rentré de nombreuses fois à l’hôpital... Quand sa douleur s’aggrava, on pouvait le voir facilement sur son visage.

...Mercredi soir, il était assis avec sa famille et ses enfants jusqu’à minuit puis il alla se coucher. A deux heures du matin sa souffrance s’endurcit et son âme se sépara de son corps pour rejoindre son Créateur le jeudi au Fajr dans la ville de Ta-if... Seuls deux catégories d’ennemis d’Allah peuvent se réjouir de sa mort : Les hypocrites qui veulent déformer l’Islam et les malheureux innovateurs qui suivent leurs passion.

...Nous ne prétendons pas que le cheikh avait plus de science que Chafi’i, l’imam Ahmad ou ibn Taymiya. Loin de là ! Mais il est aussi important à notre époque qu’ils ne l’étaient à la leur. »]

Le Cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- était attentif et portait beaucoup d’intérêt aux musulmans à travers le monde et aux difficultés qu’ils rencontraient. Parmi les actions auxquelles se livrait le cheikh, la charité et l’aumône envers les nécessiteux, les étudiants, la construction de mosquées avec tout ce que cela implique comme dépenses, tout comme il faisait des dons aux orphelins et beaucoup d’autres œuvres que nos plumes ne sauraient décrire et citer d’une manière suffisante.

Chers frères, après avoir entendu les actions auxquelles se livrait notre Cheikh, sachez que par-dessus tout, il avait un souci, celui d’élever la parole d’Allah au-dessus de tout. Les heures qu’il s’accordait pour dormir se comptent sur les doigts de la main car il ne dormait que 4 à 5 heures par nuit ; le reste du temps, il le consacrait à l’invocation d’Allah, aux adorations, à prêcher la science, à répondre aux questions et aux besoins des musulmans. Il disait souvent : « J’aurais pu me décharger de mes fonctions depuis 20 ans mais si je suis resté ce n’est que pour être au service des musulmans et donner victoire à la religion ».

Qu’Allah lui fasse miséricorde et qu’Allah le rétribue pour nous, pour tous les musulmans et pour l’Islam de la meilleure façon et qu’Allah le fasse habiter Ses plus belles demeures avec les prophètes, les martyrs et les pieux ! Amin !

Références :
Al Injaz fi Tarjamati al Imam ‘Abdel’Aziz ibn Baz
Biographie du cheikh (Internet : Islam Questions/Réponses)


[1] Sahih Boukhari & Mouslim : Chapitre « La science » d’après ‘Amr ben el ‘Ass -qu'Allah l'agrée-
[2] El Fath, volume 1, page 194
[3] Résumé d’après Fath al Bari
[4] Rapporté par et-Tirmidhi 2325, il dit que c’est un Hadith Hassan Sahih.
[5] Ce terme n’est en aucun cas péjoratif comme le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « Dans chaque génération, il y aura un groupe de personne loyale qui garderont cette science et qui la débarrasseront de toute altération commise par ceux qui outrepassent les limites, de toute fausse déclaration commise par les menteurs et de toute mauvaise interprétation commise par les ignorants » Sahih rapporté par ibn Adiy et d’autres.
[6] Apte à tirer des lois d’après les Noussous (textes religieux) car tout savant n’est pas forcément Moujtahid même s’il donne des réponses.
* Ce qui figure entre crochets est extrait d’une biographie du cheikh par son élève Mouhammed ibn Salih el Mounajid traduit par oummou ‘Abde-r-Rahmane.
[7] Âl cheikh est un surnom qui désigne les descendants de cheikh al Islam Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab -qu'Allah lui fasse miséricorde-
[8] Les Sahihs de Boukhari et de Mouslim ainsi que les Sunans de Nassaï, abou Daoud, Tirmidhi et ibn Maja.



#13 Re: Cherche biographies
Moussa Contribution le : 25/10/2006 16:33
Cheikh Mouhammad Naciroud-Dine Al Albany rahimahullah.


Son enfance...

Il est né en 1914 dans la ville de Ouchqou Dara qui était à l'époque la capitale d'Albanie, dans une famille pauvre mais pratiquante et connue pour les connaissances religieuses. Son père al Haj Nouh fut diplômé des instituts religieux de la capitale Othomane " Istanbul ", puis il est revenu chez lui pour enseigner et éduquer les gens.
Lorsque le roi "Ahmed Zogho " prit le pouvoir en Albanie, et décida de rendre le pays laïque imitant l'occident dans tous les domaines de la vie, le père prit peur et pressentit que le mal s'accroîtra. Alors il prit la décision d'émigrer en Syrie (Cham) pour sauvegarder sa religion et par crainte pour ses enfants des troubles. Son choix fut la ville de Damas dont il avait auparavant prit connaissance lors de son voyage pour le pèlerinage et ce qui le poussa à choisir cette ville ce sont les Hadiths rapportés sur les mérites de cette région et les invocations faites par le Messager -prières et bénédiction d'Allah sur lui- pour elle.

Le grand savant al Albany a terminé ses études primaires dans l'école de " Jam'yat al Is'af al Kheiry " à Damas avec un niveau élevé. Du fait de la mauvaise idée que se faisait son père sur les écoles publiques du point de vue religieux, il décida de ne plus le laisser aller à l'école, et lui prépara un programme structuré. De ce programme, il apprit le Coran avec le Tajwid, la grammaire et le Fiqh d'après le Madh-hab Hanafi. De même que des amis à son père ont participé à son enseignement des sciences religieuses et arabes comme on verra plus loin.

Il apprit de son père la réparation des montres jusqu'à devenir un des meilleurs réparateurs de la ville, et il commença à gagner sa vie de ce métier. Son apprentissage de ce métier et son émigration vers la Syrie (Cham) furent deux grands bienfaits d'Allah pour lui, et pour cela son père a un grand mérite car le métier de réparateur de montres lui permit d'avoir un grand temps libre pour pouvoir lire et étudier les livres, et l'émigration vers Damas lui permit de connaître la langue arabe et les sciences religieuses depuis leurs sources.

Vers la science du Hadith et l'importance qu'il lui donna...

Le cheikh al Albany se dirigea vers la science du Hadith alors qu'il n'avait que 20 ans à peu près, attiré par les articles qui paraissaient dans la revue "al Manar" publiée par le cheikh Mouhammad Rachid Rida -qu'Allah lui fasse miséricorde-.

Le premier travail qu'il entreprit dans le Hadith fut de recopier le livre : Al Moughni 'an haml al asfar fil asfar fi takhrij ma fil ihya minal akhbar du Hafidh al 'Iraquy -qu'Allah lui fasse miséricorde- avec des annotations.
Celui qui regarde l'effort du cheikh dans ce travail est étonné par son intelligence, par ses bonnes connaissances à ce jeune âge, et l'étonnement augmente pour son assiduité pour le rangement du livre, et pour sa bonne écriture.
Ceci fut pour lui le début d'un grand bien car il avait de plus en plus d'envie pour la science du Hadith jusqu'à que son père désapprouva sa préoccupation pour cette science et lui disait :

" La science du Hadith est réservée à ceux qui font faillite ! ".

Malgré tout cela, l'amour du cheikh pour le Hadith du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-, et la distinction de l'authentique et du faible ne faisaient qu'augmenter. Et puisqu'il vivait sous la charge de son père qui avait à sa charge une grande famille, il n'avait pas les moyens d'acheter ce qu'il lui fallait comme livres qu'il ne trouvait pas dans la bibliothèque de son père qui était pleine de livres suivant le rite Hanafite.

C'est pour cela qu'il se dirigea vers la grande bibliothèque Adhahirya. Ceci fut un grand bienfait d'Allah sur lui car il y trouvait tout livre qu'il ne pouvait acheter, de même certaines librairies commerciales lui prêtaient des livres comme la librairie de Salim al Qouçaibany -qu'Allah lui fasse miséricorde- et la librairie arabe Hachémite (al Maktaba al 'arabya al hachimya) de 'Oubeid Ikhwane.

Son intérêt pour le Hadith et ses sciences est devenu sa grande préoccupation, jusqu'à ce qu'il lui arrivait de fermer sa boutique pour aller à la librairie Adhahirya et il y restait douze heures sans se lasser de la lecture, des annotations et de la vérification sauf pour les Salâts pour lesquelles il s'arrêtait. Et souvent il mangeait simplement dans la bibliothèque. Puis la direction de la bibliothèque décida de lui réserver une pièce pour lui seul, pour qu'il puisse faire ses recherches utiles dans la science, et aussi de lui donner la clé de la bibliothèque. Et là, pendant des années, le cheikh venait tôt le matin avant les employés qui eux retournaient chez eux à l'heure du Dhohr sans revenir, alors que lui, y restait ce qu'Allah veuille qu'il reste, et il lui arrivait de ne repartir qu'après avoir prié la Salât du 'Icha.

Tous ceux qui le voyaient à l'époque dans la bibliothèque, savaient le degré de ses efforts et sa volonté de ne pas perdre de temps, jusqu'à que certains lui en voulaient car il était trop dans la lecture et l'écriture lorsqu'ils lui rendaient visite à la bibliothèque. Naturellement le cheikh était excusable car il ne voulait pas perdre son temps avec les longues salutations et bienvenues, il répondait aux questions qui lui étaient posées, tout en regardant dans le livre et sans relever son regard vers celui qui pose la question avec le strict minimum de mots suffisants. Parmi les fruits de ce grand effort béni, il y a eu :
- Takhrij ahadith al bouyou' fi mawsou'ati al fiqh al islami (Recherche sur ceux qui ont rapporté les Hadiths concernant le commerce dans la jurisprudence islamique), et d'autres ouvrages que l'on verra si Allah le veut.
- Celui qui lit l'introduction du cheikh dans Fahras makhtoutat al Hadith fil maktaba adhahirya (L'index des manuscrits du Hadith dans la bibliothèque Adhahirya), lorsqu'il parle sur la difficulté de retrouver une feuille perdue ou mal rangée, reconnaît la longue patience et l'énorme effort qu'il a entrepris pour servir la Sounnah purifiée.

L'appel à Allah exalté soit-Il...

Les Hadiths du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- ont eu un grand effet sur la voie qu'entreprit le cheikh dans la science comme dans la pratique, et c'est comme ça que le cheikh prit la bonne voie authentique qui est de ne prendre que d'Allah et de Son Messager -prières et bénédiction d'Allah sur lui- seulement en s'aidant de la compréhension des grands Imams parmi les pieux prédécesseurs, sans aucun fanatisme pour l'un d'entre eux, mais plutôt c'est la vérité qu'il recherchait là où elle se trouve.

De là, il commença à contredire le Madh-hab Hanafi dans lequel il grandit. Son père -qu'Allah lui fasse miséricorde- s'opposait à lui durement, alors le cheikh lui démontrait qu'il n'était pas permis à un musulman de délaisser la pratique des Hadiths du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- alors qu'ils sont authentiques et que certains Imams les ont mis en pratique quelque soit celui qui les contredit, tout en lui expliquant aussi que ceci est la voie de l'Imam abou Hanifa ainsi que les autres imams, qu'Allah leur soit clément.

Et c'est comme ça que les discussions ont commencé entre le cheikh al Albany et les autres savants. Il subit une grande opposition de la part de beaucoup de cheikhs fanatiques à leurs Madh-hab et des cheikhs Soufis et des charlatans innovateurs, et surtout des gens de la même origine que lui (la communauté albanaise de Damas) qui poussaient la masse contre lui en prétendant qu'il était un Wahhabite égaré et ils prévenaient les gens contre lui, alors qu'au même moment des savants connus de Damas étaient d'accord avec lui et l'ont encouragé à continuer dans son prêche. Parmi eux, il y avait le grand savant Bahjat Albaitar, le cheikh 'Abdoul Fattah al Imam, le cheikh Tawfiq al Barzah et bien d'autres, qu'Allah leur soit clément. Le Cheikh al Albany n'en avait que faire des paroles des gens et de leur opposition, mais bien au contraire ceci ne faisait que le pousser à persister sur la vraie voie. Il s'éduquait à avoir la patience et à supporter le mal (qu'on lui faisait) et ceci comme application du commandement de Louqmane à son fils comme Allah nous le cite dans Son Livre

Et il est véritablement comme le dit sur lui un de ses élèves : « Il est comme la pluie qui ne regarde pas sur quelle terre elle va tomber ».

Le cheikh prit en main l'étendard du Tawhid et de la Sounnah, et visita beaucoup de savants de Damas et il y a eu entre lui et eux beaucoup de discussions sur des questions du Tawhid, l'attachement fanatique au Madh-hab et les innovations, et ceci, en compagnie du cheikh 'Abdoul Fattah al Imam -qu'Allah lui fasse miséricorde- qui était à l'époque le président de l'association des jeunes musulmans.

Le cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- donnait deux cours par semaine auxquels participaient les étudiants en religion et quelques professeurs d'université. Parmi les livres qu'il a enseignés, il y a :
1- Fath al Majid Charh Kitab at Tawhid (commentaire du livre de l'unicité) de 'Abdour-Rahmane ibn Hassan ibn Mouhammad ibn 'Abdil Wahhab.
2- Ar Rawda an Nadya Charh ad Dourar al Bahya.
3- Minhaj al Islam fil Houkm (la voie de l'islam dans la façon de gouverner) de Mouhammad Assad.
4- Ouçoul al Fiqh (les fondements de la jurisprudence) de 'Abdoul Wahhab Khallaf.
5- Mouçtalah at Tarikh (la science de l'histoire) de Assad Roustoum.
6- Fiqh as Sounnah (la compréhension de la Sounnah) de Sayid Sabiq
7- Al Ba'ith al Hathith Charh Ikhtiçar 'Ouloum al Hadith d'ibn Kathir de Ahmad Chakir.
8- At Targhib wa at Tarhib de al Hafidh al Moundhiri.
19- Ryad as Salihin (Les jardins des vertueux) de an Nawawy.
10- Al Ilmam fa Ahadith al Ahkam d'ibn Daqiq al 'Id.

Mais il n'a pas pu terminer ces deux derniers livres à cause de certains cheikhs qui se sont plaints de lui auprès des autorités et il fut emprisonné à peu près six mois. Il avait déjà connu la prison avant cela en 1967 où il y resta un mois.

Le cheikh avait des voyages mensuels organisés, au début c'était pour une semaine par mois, puis ce fut trois jours par mois. Le cheikh allait dans les grandes villes comme Halab, Idlab, Alladhiqya, Salmya, Homs, Hama, Arriqah puis des voyages vers la Jordanie avant qu'il ne décide d'y résider dernièrement. Tous ces efforts et ces voyages eurent de très bons fruits, même s'il y avait l'opposition des gens de la passion, cela ne le décourageait pas à continuer.

L'enseignement à l'université Islamique de Médine...

Avec l'aide d'Allah, élevé soit-Il, puis des efforts continus, de bons ouvrages du cheikh ont vu le jour dans les domaines du Hadith, du Fiqh, de la 'Aquida et autres qui ont montré aux savants ce qu'Allah lui avait donné comme compréhension authentique, grande science, grande compréhension du Hadith, de ses sciences, de ses narrateurs, ainsi qu'un chemin scientifique qui fait du Livre et de la Sounnah le juge et la balance dans tous les domaines, et tout ceci avec la compréhension des pieux prédécesseurs et leur voie dans l'apprentissage et du d'écoulement des règles et des lois.

C'est cette voie qu'entreprirent beaucoup de grands savants surtout le cheikh al Islam ibn Taymiya et ses élèves, et ceux qui les ont suivis.

Tout ceci rendit le cheikh célèbre, les savants retournaient à lui, les responsables des écoles de science reconnaissaient son degré. Ce qui poussa les responsables de l'université islamique (de Médine) lors de sa fondation, et à leur tête le cheikh et grand savant Mouhammad ibn Ibrahim Âl cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- le président de l'université islamique à l'époque et le grand Moufti du Royaume d'Arabie Saoudite, de choisir le cheikh al Albany pour le poste de professeur du Hadith, de ses sciences et de sa compréhension à l'université. Le cheikh y resta trois ans, de l'année 1381h jusqu'à la fin de l'année 1383h, en enseignant le Hadith et ses sciences, et pendant cette période il était un bon exemple à suivre dans l'effort, la sincérité et la modestie. Ceci se voyait très bien dans ses assises avec les étudiants pendant les inter-classes et dans les voyages organisés par l'université. Et à cette époque, il était membre du Conseil de l'université.

Le retour du cheikh à Damas...

Le cheikh est retourné à Damas avec encore une plus grande volonté, et il rejoignit sa pièce qui lui était réservée dans la librairie Adhahirya, et il se remit à étudier et écrire, et il consacra tout son temps à cela. Il délaissa sa boutique (pour réparer les montres) à un de ses frères, puis à son fils après la mort de son frère -qu'Allah lui fasse miséricorde-. Son temps entièrement réservé à l'étude et l'écriture lui permit de présenter au monde islamique encore plus d'ouvrages utiles et de bonnes vérifications qu'on citera dans cette biographie.

Les liens avec les savants, leur étonnement et leurs éloges à son encontre...

Le cheikh al Albany rencontra beaucoup de savants et d'étudiants en science, et il leur apprenait des choses comme eux lui en apprenaient. Et parmi les savants qu'il a rencontrés, il y a :

Le cheikh Mouhammad Hamid al Faqi président de Jama'at Ansar as Sounah al Mouhammadya en Egypte -qu'Allah lui fasse miséricorde-

Le grand savant Ahmad Chakir -qu'Allah lui fasse miséricorde-.

Il y a eu entre eux et lui des recherches et des discussions bénéfiques dans la science.

Le cheikh 'Abdour-Razzaq Hamza -qu'Allah lui fasse miséricorde-.

Le docteur et grand savant Mouhammad Taqyouddine Al Hilaly -qu'Allah lui fasse miséricorde-

Le grand savant et cheikh al Hafidh Mouhammad al Joundalawy -qu'Allah lui fasse miséricorde- durant la période où il enseignait à l'université islamique de Médine.

Le grand savant et cheikh Mouhammad Raghib Attabbakh -qu'Allah lui fasse miséricorde- l'historien de Halab voulu rencontrer le cheikh al Albany, et cela s'est fait par l'intermédiaire du professeur Mouhammad Moubarak -qu'Allah lui fasse miséricorde-. A cette époque, le cheikh al Albany était encore tout jeune, mais le cheikh at-Tabbakh était surpris de ce qu'il entendait sur lui au sujet de sa grande volonté dans le prêche au Livre et à la Sounnah, et son étude des sciences du Hadith. Et il lui donna la permission de rapporter d'après lui ses chaînes de narration et il lui donna son livre : Al anwar al jalya fi moukhtaçar al athbat al halabya.

Et en ce qui concerne ses relations avec son excellence le cheikh 'Abdoul 'Aziz ibn 'Abdillah ibn Baz-qu'Allah lui fasse miséricorde-, le président de la direction des recherches scientifiques de l'Ifta et du prêche en Arabie Saoudite, il y avait de très bonnes liaisons entre eux, et ils ont eu des assises et des discussions bénéfiques dans la science lors de leurs rencontres et lorsqu'ils s'écrivaient.

Le cheikh 'Abdous-Samad Charafoud-dine un des savants de l'Inde et qui publia après vérification le premier volume de As-Sounanoul Koubra de an-Nassaï et Touhfatoul Achraf de al Mazi. Ils s'écrivaient beaucoup dans le domaine de la science, et une fois il lui écrivit :
« Il est parvenu au Cheikh 'Oubeidoullah arRouhmani le président de l'université as-Salafya à Banars (en Inde) une question, provenant de Daroul Ifta à Ryad en Arabie Saoudite, sur un Hadith dont le texte est étrange et dont le sens est étonnant, et qui a un lien proche de notre époque. Et il y a eu unanimité des savants réunis ici pour revenir au plus grand savant de cette époque sur les Hadiths prophétiques qui est le cheikh al Albany »

Beaucoup de savants lui ont écrit et lui ont fait savoir qu'il les impressionnait et qu'ils l'aimaient, qu'ils avaient envie de le rencontrer, surtout les savants d'Inde et du Pakistan.

Le grand savant 'Oubeidoullah ar-Rouhmany l'auteur de: Mirqat al mafatih Charh Michkat al Maçabih.

Le cheikh Mouhammad az-Zamzamy au Maroc qu’il a rencontré et avec qui il y eut des recherches et des discussions dans la science chez lui à Tanger. Et bien d'autres…

Beaucoup d'étudiants retournaient à lui, et ceci même encore, durant leurs études et leurs hautes spécialisations pour les diplômes du "Doctorat" et du "Magistère" dans les sciences islamiques. Ils allaient à sa rencontre, l'écoutaient, lui écrivaient et profitaient de lui dans les sciences du Hadith et autres.

Parmi eux, il y a le docteur Amine al Miçri -qu'Allah lui fasse miséricorde-, le président du département des études islamiques à l'université islamique de Médine. Et il disait clairement que le cheikh al Albany méritait plus son poste que lui et qu'il en était plus en droit. Il se considérait comme un de ses élèves, et il encourageait les étudiants à profiter de sa présence lorsqu'ils visitaient Médine.

Ce même témoignage lui fut donné par le docteur Soubhi As-Salih, ancien professeur du Hadith et de ses sciences à l'université de Damas et à l'université libanaise aujourd'hui.

Ainsi que le docteur Ahmad Al 'Assal, président du département de la culture et des études islamiques à l'université de Ryad.

Le cheikh Mouhammad Taïb Oukij Al Yousnari, professeur de l'exégèse, du Hadith et du Fiqh à la faculté religieuse de l'université d'Ankara en Turquie et à l'institut islamique supérieur à Konya, lui envoya beaucoup de lettres où il y montre son étonnement pour le cheikh al Albany et où il pose certaines questions concernant la science. Parmi lesquelles, il y a cette lettre datée du 7 Cha'bane 1389h où il dit :
« Son excellence, le grand savant et chercheur, le professeur respecté abou 'Abdir-Rahmane Mouhammad Naciroud-dine al Albany (Qu'Allah le protège de tout mal et qu'il rende ses connaissances bénéfiques pour nous), mon cher professeur respecté... Je vous félicite pour votre grande réussite dans le domaine de la science, qu'Allah augmente dans le monde islamique le nombre de gens comme vous. Et en réalité, j'aurai voulu avoir tous vos livres, c'est pour cela que je vous demanderai d'en aviser vos éditeurs pour qu'ils me les envoient à mon adresse et je vous en remercie d'avance »

Aussi le docteur 'Abdoul-'Ali 'Abdoul-Hamid Al A'dhamy, le professeur à la faculté des études islamiques à l'université de Beirou au Nigéria, qui lui fit de très bons éloges.

Le professeur Ahmad Madh-har Al 'Adhama, président de l'association at-Tamaddou al Islami à Damas, qui fut impressionné de sa science et qui lui permis d'écrire dans sa revue beaucoup d'articles sans faire attention aux dires de beaucoup d'opposants. Il écrit sur lui: « Damas connut son plus grand Mouhaddith, le grand savant Badroud-dine al Housseiny ; et lorsqu'il mourût, la ville n'avait plus d'imam dans les sciences du Hadith vers qui les gens retourneraient, si ce n’est un jeune Arna-outy[1] qui a grandit dans la science et la piété, qui est le professeur Mouhammad Naciroud-dine (al Albany) connu parmi les jeunes pour son travail dans le Hadith et ses sciences, qui a réunit les jeunes autour de lui et fut remarqué. Il a pu avoir des élèves qui apprennent de lui du fait de sa langue arabe claire, de la douceur de ses paroles et ses bonnes discussions. »

Aussi le grand savant Mouhammad 'Ata-oullah Hanif, auteur de At-Ta'liqat As-Salafya 'ala Sounane an-Nassa-i qui lui fit des éloges. Et aussi beaucoup d'autres savants et personnalités…

Ses efforts dans la science, ses fonctions et ses voyages...

Nous avons vu que le cheikh a étudié chez son père certaines sciences comme la grammaire, des livres de Fiqh Hanafi comme Moukhtaçar Al Qaddoury, et il apprit de lui le Coran entièrement avec Tajwid d'après la version de Hafs. Il étudia chez le cheikh Sa'id al Bourhany le livre Maraqi Alfalah dans le Fiqh Hanafi, le livre Choudhour adh-Dhahab dans la grammaire, et certains livres contemporains dans l'éloquence. Il assistait aux assemblées du grand Savant le cheikh Mouhammad Bahjat al Baitar -qu'Allah lui fasse miséricorde-avec des professeurs de al Majma' al 'Ilmi à Damas parmi lesquels 'Izzoud-dine at-Tannoukhy -qu'Allah lui fasse miséricorde-, ils lisaient le livre Al Hamassa de abou Tamam.

La faculté des études religieuses de Damas le choisit pour qu'il vérifie qui a rapporté les Hadiths dans le domaine du commerce, concernant l'encyclopédie du Fiqh islamique que l'université voulait publier (en 1955).

Il fut choisit comme Membre dans le bureau du Hadith, qui fut créé à l'époque de l'union entre l'Egypte et la Syrie, pour relire et superviser la publication des livres de la Sounnah.

L'université as-Salafya de Banars en Inde lui demanda de venir en Inde pour être le Cheikh du Hadith et il s'excusa de son refus car il était difficile pour lui d'emmener toute sa famille à cause de la guerre qui opposait l'Inde au Pakistan à cette époque.

Le ministre de l'éducation saoudien Hassan ibn 'Abdillah Âl Cheikh lui demanda en 1388h d'être le Superviseur de la faculté des hautes études islamiques à l'université de la Mecque.

Il fut choisit Membre du haut conseil de l'université islamique de Médine de l'année 1395h à l'année 1398h.

Il donna une conférence importante en Espagne, suite à l'invitation de l'union des étudiants musulmans en Espagne, et qui fut publiée plus tard avec pour titre : Al Hadith Houjja binafsih fil 'Aqa-id wal Ahkam (Le Hadith est un argument en lui-même (à part entière) dans les croyances et les règles). Il visita l'émirat du Qatar et y donna une conférence avec pour titre : Manzilatou as-Sounnah fil Islam (la place de la Sounnah dans l'Islam). Il fut envoyé par la direction des recherches scientifiques, de l'Ifta et du prêche (Ryad - Arabie Saoudite) en Egypte, au Maroc et en Grande-Bretagne pour prêcher au Monothéisme et à la vraie voie islamique. Il fut invité à beaucoup de congrès. Il participa à certains et s'excusa à la plupart de ne pouvoir y participer à cause du manque de temps, vu le nombre de ses travaux dans la science. Il visita certains pays européens, il y rencontra les minorités musulmanes ainsi que les étudiants musulmans, et il y donna des cours importants.

Les ouvrages et les travaux scientifiques...

Le cheikh a laissé beaucoup de livres écrits par lui-même et des travaux scientifiques sur d'anciens ouvrages, dont certains ont été traduits dans d'autres langues.

[Ici l'auteur 'Acim al Qar-youty en cita 114 et j'invite les frères et les sœurs à retourner au texte arabe pour voir les titres. Quant à son élève cheikh ‘Ali Hassan al Halaby, il en cite 218 dans son livre Ma’a cheikhina Naçir as-Sounnah wad-Dine.] (Le traducteur)

D’après une biographie rédigée par aboul Achbal 'Acim ibn 'Abdillah al Qar-youty,
Professeur à l'université islamique de Médine, le 10 Cha'bane 1405h.


#14 Re: Cherche biographies
Moussa Contribution le : 25/10/2006 16:43
Cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab rahimahullah.


Cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab ibn Souleyman ibn’Ali ibn Ahmad ibn Rachid at-Tamimi –Qu’Allah lui fasse miséricorde- naquit en l’an 1115 de l’hégire (1703 AC) à ‘Uyayna au nord de Ryad. Il y grandit avec son père sous le règne de ‘Abdoullah ibn Mouhammad ibn Hamad ibn Mou’amar. Il a appris le Coran à l’âge de 10 ans. Pubère à l’âge de 12 ans, son père le jugea apte à diriger la prière en commun et le maria. Il a étudié le Madhab Hanbalite, l’exégèse du Coran (Tafsir) et le Hadith auprès de son père. Dès sa jeunesse, il avait une préférence pour les ouvrages du Cheikh al Islam ibn Taymiyya ainsi que ibn al Qayyim (Puisse Allah leur accorder Sa miséricorde).

Après son Hajj, il se rendit à Médine étudier auprès du cheikh ‘Abdoullah ibn Ibrahim ibn Seyf avec qui, il eut une entente harmonieuse : tous deux étaient hostiles à l’égard des actes détestable d’innovations et de Chirk (association) majeurs et mineurs fondés sur de fausses croyances. S’il quitta le Nejd, c’est pour partir à la recherche du savoir utile pour mieux s’armer religieusement en vue de mener l’action qu’il avait décidé d’entreprendre pour diffuser l’appel au Tawhid et se livrer au combat dans le chemin de Dieu .Ensuite, il repartit pour le Nejd, puis pour Basra, où il commença à rédiger des livres de très grande qualité concernant l’innovation, les fausses croyances et l’imploration des morts ; il fut démenti, maltraité puis chassé. Il retourna au Nejd étudier auprès de son père et diagnostiqua le mal qui s’étendait sur la région : pratiques religieuses idolâtres, instabilité politique, guerres incessantes…

Il lança son appel à Huraymilla en expliquant les règles du Tawhid : réfuter tout type d’adoration destinée à autre qu’Allah. Le cheikh savait qu’Allah était Le Seul à mériter l’adoration et à qui on n’associe ni ange privilégié, ni prophète envoyé. Il dénonçait tout culte rendu à autre qu’Allah, il dénonçait le culte de la pierre, celui des arbres et celui des saints. Il reconnaissait tous les attributs sublimes et les plus beaux noms d’Allah affirmés par le Coran et la Sounnah authentique tels que l’ouïe, la vue, la parole, l’élévation au dessus du trône, la descente chaque dernier tiers de la nuit au ciel le plus bas…En matière de croyance , il se conformait à celle des pieux prédécesseurs (Salafs Salihs). Il interdisait le Tawassoul innové qui consistait à demander une chose par intercession auprès d’une personne morte, absente ou incapable, tout en reconnaissant le Tawassoul licite et légiféré qui consiste à faire des invocations à Allah par l’intermédiaire de Ses noms et attributs, les œuvres pieuses etc…Il condamnait la construction des mausolées, l’habillage et l’éclairage des tombeaux, l’écriture sur eux et l’affectation de gardes à eux ainsi qu’une certaine forme de visite teintée d’idolâtrie telle que le massage de la tombe, le Tawaf autour d’elle, la prière en sa direction et l’invocation du mort… Il condamnait les innovations telles que la célébration de la naissance du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- (Mawlid), la proclamation de l’intention à haute voix…Tout ceci étayé par des versets coraniques et des Hadith, mais il fut démenti.

Son père qui épousa ses principes fut rappelé à Allah en 1153 de l’hégire (1740 AC). Il quitta cette ville après une tentative d’assassinat à son égard pour sa ville natale où il reçut un accueil honorable. Il y perpétra son prêche sur le Tawhid. ‘Othman ibn Hamad ibn Muammar, le gouverneur, accepta cette croyance ( le Monothéisme pur) et prit des mesures dans ce sens : il ordonna de couper les arbres adorés en dehors d’Allah, de détruire les tombeaux adorés et appliqua la peine requise contre l’adultère. Puis, celui-ci, soumis à un chantage, l’expulsa et commanda de l’assassiner.

Il trouva un soutien auprès de Mouhammad ibn Sa’oud à Derriya (en1158 de l’hégire) à qui il prêta serment de fidélité pour appeler à Allah, ordonner le bien, interdire le mal et appliquer les prescriptions religieuses selon le Coran et la Sounnah. Il fut rejoint dans son appel par tous ceux qui avaient épousé ce chemin (Minhaj) qui est celui du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Les hommes affluaient vers lui.

Il persista obstinément dans son effort. Cependant, l’opposition à son égard grandissante, certains se moquèrent, d’autres se révoltèrent, on le traita d’ignorant, de magicien, etc…Quand ses adversaires se sentirent incapables sur le terrain de l’argumentation et des preuves, ils rivalisèrent d’ardeur dans la fabrication de mensonges contre le cheikh[1]. Ils répandaient des rumeurs jusqu’en Turquie et au Hidjaz disant que sa doctrine étaient la cinquième école juridique (l’école « Wahhabite » ), ou bien qu’il ne reconnaissait pas les quatre écoles juridiques de l’Islam, et qu’il ordonnait la destruction des livres véhiculant leurs enseignements, ou encore qu’il n’aimait pas le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et qu’il empêchait les gens de visiter sa tombe et de prier sur lui -prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Devant cette opposition et le manque de moyens, le cheikh et l’Émir se trouvèrent dans l’obligation de recourir à l’épée pour se défendre contre leurs attaques, en plus de la propagande religieuse.

Ces guerres durèrent de nombreuses années et étaient favorables aux partisans du Tawhid, malgré l’agressivité tyrannique des ennemis. Ryadh fut conquise en 1187 H (1733 AC) et l’Irak fut envahie en 1215 H (1800 AC). Le dôme surplombant le tombeau de Hussayn à Karbala fut détruit. De nombreux hommes se ralliaient à lui volontairement quand ils découvraient la vérité. Mouhammad ibn Sa’oud, suivi de son fils ‘Abdoul’Azziz, étaient chargés de l’administration des hommes et du butin, tandis que le cheikh se consacrait à la science et à l’enseignement religieux. Tous deux travaillaient en collaboration jusqu’à la mort du cheikh en 1206 de l’hégire (1791 AC) du mois de dhoul Qa’da. Puisse Allah l’installer dans Son paradis spacieux.

Le cheikh, puisse Allah lui accorder Sa miséricorde, fut un érudit, un partisan de la Sounnah, combattant averti des innovations, une autorité scientifique en matière d’exégèse coranique, de Hadith, de droit musulman, de jurisprudence et de sciences instrumentales telles que la grammaire, l’étymologie et la littérature, un connaisseur des croyances fondamentales et secondaires de l’Islam, un homme éloquent aux arguments puissants, mettant en relief les évidences dans un style d’une extrême clarté.

Les indices de la piété, de la certitude et de la pureté étaient perceptibles sur son visage. Ces dons traduisaient sa confiance en Allah. Il allait même jusqu’à s’endetter pour offrir l’hospitalité à ses visiteurs. Il témoignait un grand amour envers ses étudiants, dépensait de ses propres biens à leur profit et les orientait selon leurs aptitudes. Il tenait quotidiennement plusieurs séances d’enseignement portant sur différentes disciplines telles que le Tawhid, etc…Il cernait les détails les plus subtils de l’exégèse coranique et du Hadith et il était plus particulièrement instruit sur les défauts du Hadith et de ses transmetteurs. Il ne se lassait pas de la vérification, de la rédaction des livres et de l’enseignement.

Il était patient, raisonnable et clément, la colère ne le dominait que lorsque la religion d’Allah était violée et les préceptes de l’Islam méprisés. Il se battait alors par la parole et l’épée. Il avait un profond respect pour les savants en évoquant leurs mérites, ordonnait le bien, interdisait le mal et ne supportait pas les innovations religieuses. Il les réprouvait doucement, en évitant la dureté, la colère et la violence sauf quand cela s’avérait nécessaire.

Mais l’appel du cheikh (sa Da’wa) ne fut pas enterré avec lui. L’appel fut diffusé et sa zone d’influence a atteint le monde entier. La conquête de la Mecque en 1228H (1813 AC) par l’état saoudien entraîna la diffusion de l’appel à l’extérieur du Nejd. Les pèlerins qui se rendaient à la Mecque rencontraient les savants porteurs de cet appel véridique et écoutaient leurs prêches. Ils constataient l’application de la justice, de l’équité et le maintien de la sécurité dans l’état saoudien. Au Soudan, un résidu de paganisme ainsi que le culte des morts furent condamnés ; et en Inde, les traditions religieuses qui formaient une symbiose avec les coutumes hindous furent condamnées.

Mais ses rivaux qui ne cessaient de rédiger contre lui des livres bourrés de mensonges, de Hadith faibles ou inventés, présentaient le cheikh comme un Kharijite. Mais si n’importe quel sage doué d’une raison saine venait à analyser les écrits de Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab, il s’apercevrait qu’ils ne comportent pratiquement que des versets coraniques et des Hadith, donc, quel est son péché, si ce n’est que d’avoir combattu ce qu’ont combattu les Prophètes -prières et bénédiction d'Allah sur eux-, c’est à dire Le Chirk ? A vous de réfléchir !

L’appellation de « Wahhabite » fut collée à ses partisans. Mais ce sobriquet, construit à partir du nom de son père, n’est pas conforme aux normes de la langue arabe. Car pour trouver une appellation dérivée de son nom, il faudrait dire « Mouhammadite » car c’est Mouhammad et non son père qui lança cet appel. Il s’agit d’une étiquette collée par ses adversaires notamment les turques soufis de l’époque.

Si on te qualifie de « Wahhabite », Louange à Allah ! Car ce qualificatif est devenu élogieux, distinguant un groupe qui suit le livre d’Allah et la Sounnah de Son Messager -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et tous ceux qui prêchent le Tawhid. Et rappelons que al Wahhab (Le Grand Donateur) n’est qu’un des noms parmi les noms d’Allah, Glorifié et Exalté soit Il !!!

Et sachez que dans le passé, lorsque l’Imam Ahmed ibnou Hanbal –Qu’Allah lui fasse miséricorde- fut confronté à la secte des Mou’tazila, les gens de la bonne croyance furent nommés « Ahmadites », et il en est de même pour Cheikh al Islam ibn Taymiyya –Qu’Allah lui fasse miséricorde- (« Taymiyyistes »), ou encore à notre époque pour cheikh al Albani –Qu’Allah lui fasse miséricorde- (« Albanistes ») . Alors qu’Allah a dit :

Traduction relative et approchée : « Et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux) » S49 V11

Aujourd’hui la situation a changé, la vérité s’est manifestée, le savoir s’est propagé et les hommes doués d’intelligence et de science de tous les pays ont réalisé que les auteurs adversaires du cheikh al Islam et ses partisans, étaient des faussaires dépourvus de toute science. D’ailleurs leurs ouvrages perdirent toute valeur et ne sont plus cités que par certains ignorants tombolâtres.

« Cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab Ses croyances, sa reforme et les témoignage des savants en sa faveurs. »
de Ahmad ibn Hajar abou Tamy, annoté par cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn Baz.


[1] Voir « Le Hadith de Nejd ».


#15 Re: Cherche biographies
oum_assia Contribution le : 25/10/2006 18:12


qu'Allah vous récompense pour votre aide.

merki oum abdelmalik, avant de devellopper en quoi l'anglais pourrait être util, j'fé juste passer une p'tite pub:

il y a un nouveau forum (entre soeurs uniquement) destiné entre autres à la retranscription des cours audio, car les sourds et malentendants ne peuvent avoir accès à ces cours, et il serait dommage de les en priver.
donc vwala, contactez moi par mp si vous voulez participer au projet

il y a déjà, entre autres, les soeurs du forum al houda qui ont commencé à retranscrire ces cours, elles ont terminé les biographie du frère abou anas, et elles ont débuté les cours de fiqh al wadjiz du même frère, mais votre aide sera la bienvenue, car c'est vraiment un travail qui peut parfois être assez long et il faut avoir beaucoup de patience.



bref, pour en revenir à l'anglais, merki oum safya.
est ce que tu pourrais voir si tu peux traduire les biographies qui sont sur www.fatwa-online.com ?
en fait, il ne s'agirait pas vraiment de traduire entièrement la biographie, mais juste les points essentiels (date et lieu de naissance et de mort, les livres étudiés, avec quels professeurs, ses principaux ouvrages et élèves, et profession)
juste sous forme de tableau, sans avoir besoin de traduire toutes les phrases.
si tu peux faire ca, c'est bon, je t'embauche en cdi



#16 Re: Cherche biographies
ayoub Contribution le : 25/10/2006 21:55


jazak Allah khayran akhi moussa

tu as oublié de citer certaines sources


#17 Re: Cherche biographies
Moussa Contribution le : 27/10/2006 15:52
Alaykoum salam wa rahmatullah wa barakatuh akhi voici les sources:


http://www.al.baida.online.fr/


Jazaka Allah khayran a toi akhi as'salam alayka



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